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Histoire et reconstitution historique 1789-1815
 
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 le 21 juin 1791

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le 21 juin 1791 la famille royale voulait
 fuir la terreur qui l'opressait
 rejoindre un endroit afin que le situation se calme
 rejoindre l'étranger, trahir et revenir avec les Autrichiens et les Emigrés
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Cavalier Jacobin
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MessageSujet: le 21 juin 1791   Lun 23 Fév - 3:05

La Semaine prochaine, FRance 2 Royale, nous présente une nouvelle page d'histoire de France mais version 2009 : Le synopsis mentionne que "pour fuir la terreur, Louis XVI décide de fuir avec sa femme et ses enfants".

le 21 jun 1791, Louis le XVIe et sa famille quitte Paris, aidé par le silence complaisant de Lafayette et les agissements de Fersen pour rejoindre des régiments "fidèles" (dont le 4e hussards d'avant 1791 et une partie du 1er) afin de marcher sur Paris se remettre au pouvoir.

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Citation :
L’éditeur a choisi un titre légèrement différent, « Les journées qui ont fait la France », pour relancer la collection, permettant ainsi d’accueillir de nouveaux événements et de nouveaux auteurs à côté de la réédition des ouvrages classiques ; il a aussi justifié le choix de débuter par la date du 21 juin 1791 en confiant à l’une de ses meilleurs plumes, Mona Ozouf, le soin non de raconter le détail de la fuite de la famille royale, depuis son départ des Tuileries dans la nuit du 20 au 21 juin 1791 jusqu’à son retour à Paris le 25 juin suivant (événement si improprement nommé « fuite à Varennes » puisque le roi ne souhaitait évidemment pas s’arrêter dans cette petite ville mais rejoindre la place de Montmédy, hors des frontières du royaume) mais plutôt de réfléchir sur le sens de ce qui s’est alors passé et qui expliquerait, un an plus tard, la chute de la monarchie après la journée du 10 août 1792. Dans ce livre remarquablement écrit, tous les mots ont un sens. Arrêtons-nous quelques instant sur le sous-titre, « la mort de la royauté ». Varennes est un événement d’une très grande brutalité, mais qui présente également certains caractères des comédies de Marivaux ou de Beaumarchais où l’on voit les grands seigneurs s’habiller en valets pour tromper le monde mais aussi pour révéler ce qui doit rester caché. Le roi s’enfuit vêtu en valet, archétype du bon français puisque nommé « Durand », au service de la baronne de Korff, censée être une baronne russe alors que c’était le pseudonyme de madame de Tourzel, la gouvernante des Enfants de France… Quant à la reine, elle devient madame Rochet, gouvernante de ses propres enfants. A-t-on assez perçu la naïveté d’une telle distribution des rôles qui plaçait la famille royale à l’instar des vignettes imagées des séries du Monde à l’envers ? La plus brillante des monarchies européennes s’est elle-même avilie en se prêtant à une telle mascarade car c’était dire à la Nation entière le mensonge et la duplicité de son roi ; la royauté est donc morte, avant la fin de la monarchie constitutionnelle.

En 1791, la Nation française était déjà profondément pénétrée des idéaux révolutionnaires et désireuse d’établir un régime neuf sur les décombres de l’ancien, sur la base d’une monarchie garantie par une Constitution dont l’écriture était en train de s’achever. Convaincu que le radicalisme des assemblées et des clubs révolutionnaires était une exception parisienne et que son royaume lui demeurait acquis, Louis XVI est parti à la rencontre du peuple dans la profondeur des campagnes. Sa désillusion sera grande face à l’attitude au mieux circonspecte et au pire franchement hostile des paysans rencontrés. On pourrait d’ailleurs conduire une enquête sur la diffusion de l’événement et le récit des réactions dans la presse, dans les déclarations des sociétés populaires, les adresses à l’Assemblée ou encore les écrits privés (on pense ici au témoignage d’André-Hubert Dameras, villageois d’Hannogne-St-Rémi, qui écrit dans son Journal : « Le roi a été arrêté à Varennes ; il était parti pour aller trouver son beau-frère l’empereur en Autriche ; mais les gardes nationales se sont assemblées à plus de 60 000 qui s’en allaient du côté de Varennes. On l’a fait retourner du côté de Paris ; nous étions partis à 12 d’Hannogne avec des fusils ; on prétend que nous allons avoir une grande guerre ; on n’est pas encore à la fin de tout cela ». Le grand intérêt du livre, inégalé, que Marcel Reinhard avait consacré, dans la même collection, à La chute de la royauté était de publier un certain nombre de ces documents ainsi que des gravures et des caricatures très bien expliquées ; rappelons que si le livre de Reinhard était consacré au 10 août 1792, l’affaire de Varennes y occupait près de 200 pages de texte et plus de 60 d’annexes documentaires ; on y trouvera in extenso le texte de la Déclaration du Roi adressée à tous les Français à sa sortie de Paris. Rarement édité, ce texte est fondamental pour comprendre la radicalisation de la pensée de Louis XVI qui réécrit l’histoire en affirmant qu’il avait consenti lors de la séance royale du 23 juin 1789 à la tenue des États généraux dans des formes qu’il réprouvait pourtant. Avant cette fuite, si le roi n’avait pas fait montre d’un grand enthousiasme à l’égard de la Révolution française (personne ne pouvait d’ailleurs s’y attendre), il n’avait pas encore exprimé une opposition déterminée. Rien ne sera pareil désormais et la radicalisation de la Révolution répond en partie à cette attitude du roi. Cet aspect est gommé du livre actuel.

La presse patriote s’est gaussée d’un roi transformé en valet, contraint à se dissimuler pour reprendre sa liberté d’action ; les caricatures l’ont assassiné par le trait en le métamorphosant en cochon, en enfant, en fou, en ivrogne et en cocu manipulé par sa femme. Les citoyens français, le premier moment de stupéfaction passé, sont frappés par la peur ; peur de l’invasion étrangère, des représailles et du complot autrichien. Le livre de Timothy Tackett, Le roi s’enfuit (La Découverte, 2004) a bien montré comment une nouvelle « grande peur », faite de rumeurs mais aussi de violences réelles, traverse campagnes et bourgades ce qui a conduit les autorités responsables du maintien de l’ordre à prendre des mesures d’exception. Mona Ozouf, qui évoque peu l’étude de Tackett, reprend le débat historiographique sur les origines de la Terreur en conclusion d’un passionnant chapitre consacré à la manifestation du 17 juillet 1791 au Champ de Mars, destinée à recueillir le maximum de signatures en faveur du passage à un régime républicain et qui se clôt par un massacre opéré par la garde nationale sous les ordres de La Fayette. L’analyse de la somme d’incompréhensions mais aussi de hasards qui ont transformé une journée de fêtes (rousseauiste, comme l’écrit Mona Ozouf ) est brillante, mais elle pêche parfois par le vocabulaire emprunté. L’auteur, qui explique bien que l’idée de République était encore vague, ne semble pas croire au désir de régénération des pétitionnaires, membres du club des Cordeliers ou simples citoyens (et citoyennes, tant était grand le nombre de femmes sur les marches de l’autel de la Fédération du 14 juillet précédent). Notons également que la loi martiale (qui avait été votée dans l’urgence le 21 octobre 1789 à la suite de l’assassinat du boulanger Denis François) autorisait La Fayette à faire feu sur tout attroupement, dangereux pour la paix publique comme l’avait encore montré en avril 1789 l’affaire des établissements Réveillon : on ne comprend l’époque que si on la rapporte au vécu d’un Ancien Régime traversé par des rapports sociaux extrêmement violents et encore peu touchés par la pensée philosophique des Lumières.

La présentation des débats de l’Assemblée n’éclairera guère le lecteur sur les véritables raisons qui expliquent la réserve des Jacobins face à une idée républicaine qui les divisait mais dont ils connaissaient les enjeux et les risques. Le livre rapporte surtout comment les oppositions à l’intérieur de la Société des Amis de la Constitution ont conduit à la dissidence des Feuillants. Le vocabulaire de Mona Ozouf, très caustique à l’égard des patriotes, est fréquemment emprunté au Babillard du Palais-Royal, un journal persifleur, violemment anti-jacobin dont le rédacteur, Esmenard, rudoyé par la foule parisienne, s’était enfui à Londres dès le 25 juin ; après une brève interruption, la publication reprend le 5 juillet sous la direction de Montdefer qui s’efforce à plus de sobriété mais entre tout de même dans le phénomène de la rumeur de la folie du roi aux Tuileries en juin-juillet 1791 ; on peut y lire, le 12 juillet : « Louis XVI est en démence » et Le Babillard développe ensuite, à longueur d’articles une autre rumeur : celle des Jacobins et des républicains vendus aux Anglais… L’examen du phénomène de la rumeur et l’étude, au plus près des sentiments des contemporains, des représentations et de leurs aspirations contradictoires dans une actualité conflictuelle et dangereuse, manque ici pour comprendre pourquoi la République a été manquée en 1791 (ce n’était pas seulement, comme il est écrit p. 225 « trois semaines seulement : une brève et fugace mode d’été »).

Varennes a été le révélateur du transfert de légitimité entre le droit divin (incarné dans la personne royale) et la Loi (émanation des citoyens), mais les semaines qui ont suivi ont montré qu’il était impossible à réaliser en conservant le roi sur le trône, dans une monarchie constitutionnelle si éloignée des références traditionnelles auxquelles Louis XVI était resté fidèle.

Annie Duprat, «Varennes. La mort de la royauté», in Annales historiques de la Révolution française, Numéro 348, [En ligne], mis en ligne le : 23 juillet 2008. URL : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Consulté le 23 février 2009.

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MessageSujet: Re: le 21 juin 1791   Lun 23 Fév - 9:22

Les chercheurs de l'IHRF ont en tout cas lancé une pétition pour protester contre l'inspection académique (des Yvelines ?) qui voulait faire voir ce film aux bambins des collèges ...
S & F
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MessageSujet: Re: le 21 juin 1791   Lun 23 Fév - 9:32

tout à fait, pétition que je vais signer dès demain Yo

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MessageSujet: Re: le 21 juin 1791   Mar 24 Fév - 6:41

On verra ça ce soir.....c'est déjà mieux que la 25ème redif des experts, même si la cause jacobine sera mise à mal

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MessageSujet: Re: le 21 juin 1791   Mar 24 Fév - 13:20

bon et bien je n'ai pas été trop déçu par ce téléfilm assez convainquant dans l'ensemble, j'ai même été étonné de certains détails comme des sabretaches avec un 4, pour Saxe Hussards, qui émigre par la suite (même si les galons étaient blancs au lieu d'être jaunes).
Il me semblait toutefois que Drouet avait reconnu Louis XVI car il avait été caporal aux Gardes Françaises.
Non, j'ai été pour une fois pas trop déçu, nous ne sommes pas tombé dans la mièvrerie à l'excès comme nous savons si bien le faire.


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MessageSujet: Re: le 21 juin 1791   Mer 25 Fév - 9:19

Je crois moi aussi que le citoyen Drouet avait reconnu Capet.
C'est vrai, finalement ce n'était pas si mal. En tout cas, moins pire que ne le laisser penser le synopsis...
A quand un procès de Louis XVI à la TV ?
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